People get Addicted

 
Jeudi 1 mai 2008

J'étais au volant, je ne connaissais pas très bien sa voiture. Une Renault Super 5 blanche d'occasion, qui avait le mérite de pouvoir jouer son rôle de véhicule. Elle m'avait laissé le volant, peut être une habitude née dans un monde machiste, ou peut être parce qu'elle voulait me faire jouer un rôle.

Après une cinquantaine de kilomètres d'autoroute, nous étions à présent sur une route nationale. Dans un virage surgit un feu. Je n'avais pas encore eu l'occasion d'arrêter sa voiture à grande vitesse. Je me laissais surprendre par des freins moins fermes qu'espérés. Par prudence, j'engageais la voiture sur une voie de de sortie qui tournait sur la droite et laissais doucement la voiture s'arrêter à quasi hauteur de celle qui me précédait. Elle ne dit rien, mais je mon égo en prit un coup.


...

Par mon égo, je ne parle pas de celui du jeune homme qui cherche à séduire. Elle était ma voisine. Je l'avais rencontré à plusieurs reprises dans l'escalier et à l'occasion d'une rencontre avec le propriétaire de l'immeuble où nous logions.

Elle habitait au deuxième et moi au troisième. Elle était mince, les cheuveux noirs, les yeux marrons cernés de noirs. Avec des amis qui logeaient au premier, nous l'avions invité à une soirée. Elle avait accepté l'invitation. J'avais passé une partie du chemin à discuter avec elle pour la mettre à l'aise et aussi parce que j'avais enfin une excuse pour l'aborder.

Pendant la soirée, elle resta tranquille à regarder et écouter. Un des convives vint lui parler, ele lécouta et éclata de rire à un moment. Juste après le convive s'éloigna. Je la rejoignait et lui demandais si elle souhaitait rentrer. Je m'ennuyais et j'espérais qu'elle aussi. Nous quittions la soirée et croisions les policiers dans l'escalier, après leur avoir indiqué l'étage, nous nous retrouvions dans la rue.

Sur le chemin elle me racontait ce que le fameux convive lui avait dit. Sa tentative d'approche n'ayant pas fonctionné il préférait partir en retraîte. Arrivé chez elle, je la laissais et remontais chez moi. Mais je redescendais quelques minutes plus tard, chargé de l'odace que l'alcool bu durant la soirée m'avait procuré.

Elle ouvrait la porte et je lui montrais une petite statue égyptienne en bronze qu'un ami m'avait offert. Elle la regardait intéressée, mais finit par me dire qu'il fallait que j'aille me coucher.

Je la recroisais quelques jours plus tard, elle sortait de chez elle avec un garçon. Je dis poliment "bonjour", il répondit, mais pas elle.

A force de nous croiser, nous avions fini par dîner ensemble et sortir un peu. Plus je la fréquentais et plus je me sentais à l'aise avec elle. Elle était agréable, je la trouvais intéressante et malgré son charme et sa beauté tendance, elle ne semblait en avoir les défauts.

Un soir, au comptoir d'un bar, alors que je regardais ses yeux et que je ne l'écoutais pas ses mots, je l'imterrompais. je lui demandais pourquoi elle pensait que les gens ne l'aimait pas. Elle dit ne pas comprendre comment j'arrivais à la percer autant, sans la connaître vraiment. Je ne lui ai jamais avoué comment je faisais, mais il était vrai que je semblais tout comprendre en elle.

Cette facilité était d'ailleurs la raison pour laquelle j'arrivais à me sentir à l'aise avec elle.

...

Nous continuâmes ainsi encore quelques kilomètres. Une fois arrivé, je me suis garé, sans doute près de la plage. Nous avons emprunté le ponton qui menait sur le bassin.


Au bout elle me prit dans ses bras.



...

Les mois passaient, je rentrais à paris et je reçu des lettres et une photo prise de sa fenêtre à Salamanque.

Je la retrouvais après les vacances. Nous avons continué cette relation, faite des mains et de lèvres posées sur la peau. Elle me parlait de sa vie, de sa famille et de son ami.

Et un jour elle décida de partir, les études qu'elle avait entreprit dans cette ville ne lui convenaient pas. Elle avait changé d'avis. Elle rentrait chez elle.

Le jour de son départ, je l'aidais à charger sa voiture. Je ne sentais rien, peut être parce que je devais à mon tour partir quelques semaines plus tard. Pourtant mon calme était relatif.

Quelques minutes avant de partir, elle me demandait d'aller ensemble chez moi. Elle fermait la porte derrière elle et me prit contre elle. Ses bras m'envelopèrent et elle posa ses lèvres contre les miennes. Je la prenais dans mes bras et lui demandait ce qu'elle avait. Elle semblait avoir peur de me perdre ou alors peut être me remerciait-elle. Son baiser ne me fit rien, il ne changeait rien au lien que nous avions tissé ensemble, comme si elle l'avait déjà fait des centaines de fois.

Nous descendions jusqu'à sa voiture et je la voyais enfin partir. Un grand vide s'installait.
par addicter publié dans : addicter
 

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